• Expo Dessins à desseins

    aPRES avoir tergiversé, je me suis lancée dans l’aventure d’une exposition de dessins ayant pour thème les destins d’héroïnes d’opéra.

    Dessins à Desseins
    Noirs destins des femmes dans l’Opéra

    DU 8 Février au 3 Mars 2019

    GALERIE DE l’AAC
    10 ALLEE DES TENNIS – AMIENS
    Lundi au vendredi 8h30 à 21h30
    Samedi & dimanche 9h à 19H30

    Par opéra, j’entends ouvrage dramatique chanté et accompagné à l’orchestre.

    On distingue :

    • Opéra buffa dont le sujet est proche de la vie quotidienne est une comédie
    • Opéra comique désigne opéra alternant des passages parlés et des passages chantés. Le sujet n’est pas forcement comique ex carmen
    • Opéra seria au XVIIIe  i.e. sérieux et historico mythologique.

    Ce sujet a été un garde fou rassurant pour donner ma vision personnelle de ces héroïnes complexes sublimées par la musique. Il me permet de faire ressortir par le dessin une construction mentale possible à partir du recitatif ou du chant. Si le matériel utilisé peut être considéré comme pauvre, il est malgré tout peu facilement reproductible car l’essuyé, les changements dans les gris et la brillance du carbone ne sont pas reproductibles en trame d’impression. Quelques crayons de couleur, la sanguine, le sépia agrémentent parfois le noir et blanc.

    Lors du vernissage j’ai proposé quelque airs en lien avec mon travail. Ils ont été interprétés par les artistes ci-dessous en partant de la gauche à côté de moi: Claire Pigeot piano, Paul Chevallier ténor, Isabelle Savigny soprano.

    Ils ont donné vie aux dessins. Merci à eux.

     

    Liste des œuvres

    1> Arlésienne 01/30, fantôme noir de l’auteur

    Cet autoportrait est le prototype de la série exclusive commencée  pendant les 30 jours de l’expo.

    L’Arlesiana est un opéra en trois actes de Francesco Cilea, sur un livret italien de Leopoldo Marenco, basé sur la pièce L’Arlésienne d’Alphonse Daudet, elle-même tirée d’une nouvelle éponyme des Lettres de mon moulin, du même auteur (1869).

    Sélection sonore de FW
    Acte 2 complainte (lamento) de Federico ténor (« È la solita storia del pastore »).
    Cette inconnue critiquée, malmenée et pourtant aimée n’apparait que par l’effort de volonté dans l’esprit du public qui ne peut que l’imaginer. Ma recherche artistique est un fantôme parfois visible, qui sort de l’oubli et se donne à critiquer, à aimer parfois et s’approprier. Des points et une trame formée par les lettres de mon prénom font apparaître mon autoportrait.

    2> Série des 29 autres Arlésiennes commandées sur le temps de l’exposition.

    Pour surprendre commandez un portrait au format A4 réalisé dans l’esprit du prototype visible sur l’affiche avec cette fois une trame des lettres composant le prénom de votre chéri/e.
    Votre exemplaire unique parviendra au format A4 par pli postal avec un certificat.
    Chacune des «Arlésiennes» sera numérotée et portera en titre le prénom et nom du modèle.
    Notez que le résultat sera susceptible d’être communiqué sur le web ou d’être réimprimé pour l’exposer avec l’ensemble des 29 autres «arlésiennes» réalisées à partir du 8 février 2019

    Il reste au 31 octobre 20 une dizaine de places. Ne pas hésiter à me contacter.

    3> Carmen, une tombeuse d’homme dans sa propre chute.
    4> Così fan tutte : un pari sur l’ordre des sentiments amoureux de deux soeurs.
    5> L’impératrice, être immatériel en mal d’enfant.
    6> Médée, la tragédie d’une régression infinie.
    7> Violetta, sacrifice d’une courtisane au cœur pur.
    8> Papagena, l’amour à l’épreuve du temps.
    9> Mme Butterfly, desperate housewife ensevelie par ses illusions.
    10 > Tosca, la parole piège.
    11 > Les 5 sens, Léonore : un regard libérateur
    12 > Les 5 sens, Les noces de Figaro : interdiction de toucher !
    13 > Les 5 sens, Dalila : une oreille malveillante.
    14 >Les 5 sens, Salomé : le goût pour la mort
    15 > Les 5 sens, Suzanne : quand un homme vous a dans le nez…

    Exposer c’est s’exposer et partager des émotions.

  • Portraits robots

    APRES avoir lu un article du magazine psychologies, j’ai expérimenté Flashface recommandé par le journaliste. En premier lieu, il était recommandé au lecteur de faire son autoportrait puis celui de quelqu’un d’autre via ce logiciel.

    Confrontée à mon image à reconstituer mais aussi aux outils : la taille du nez, la ligne du front, la forme des lèvres etc, je me suis battue avec les choix d’écartement d’yeux, la hauteur du menton, l’espacement entre le nez et la bouche. Au final je mes suis rendue compte que l’image de moi recrée ne reflétait pas la réalité.

    EN second lieu j’ai aussi dessiné le visage d’une autre personne. La démonstration était vraiment évidente car quand ce n’est pas de soi qu’il s’agit, les doutes s’envolent, la reconstitution s’est faite rapidement.

    Les chefs de projets connaissent leur image, leur entreprise, leurs produits, leur stratégie. Si le brief ou le portrait-robot peint les grandes lignes d’un projet, il faut assurément le confronter à la réalité. Les exigences listées sont autant de formes de nez, bouche, écartement des yeux à décrire.

    Avoir de l’aide pour sa communication, c’est brosser un portrait plus sûr car extérieur.